Dry January 2026, bilan et tendances qui comptent vraiment pour les marques

04.02.26 11:18:44 - By Pierre Alcodés

Dry January continue de jouer son rôle de révélateur, mais le signal le plus utile en 2026 est ailleurs que dans le simple fait de stopper l’alcool pendant trente et un jours. On voit monter une logique plus souple, plus durable, centrée sur la modération et sur l’expérience produit, avec des conséquences directes pour les gammes sans alcool et à faible teneur en alcool.



Une évolution nette du comportement, du “tout ou rien” vers la réduction

Le récit “un mois totalement à zéro” cohabite désormais avec une approche de réduction assumée. Au Royaume Uni, des signaux de distribution et d’études convergent vers un mois de janvier moins strict, parfois qualifié de “damp January”, où une part significative du public vise surtout à boire moins plutôt qu’à ne pas boire du tout.
En France, les éléments de communication d’Addictions France illustrent aussi cette logique mixte, entre arrêt complet et réduction, avec une pratique plus flexible selon les situations.

Ce que cela change pour les marques est simple. L’enjeu ne se limite plus à proposer une alternative de janvier, il faut proposer une alternative qui s’intègre à une pratique hebdomadaire et occasionnelle, donc répétable.



Le vrai KPI n’est plus janvier, c’est février à septembre

Le Dry January sert de moment d’essai et de recrutement. La question stratégique est la répétition d’achat ensuite. Les analyses IWSR insistent sur une dynamique structurelle du sans alcool, avec une progression attendue dans plusieurs marchés, au delà d’un effet saisonnier.

Le lancement doit être pensé comme une catégorie annuelle, avec un produit qui tient sur la durée en goût, en régularité lot à lot, et en disponibilité.



La demande se déplace vers l’expérience, pas vers la contrainte

Quand le sans alcool est perçu comme une alternative plaisante, il est consommé pour de bonnes raisons, sans dépendre d’un discours d’effort ou de privation. Des analyses récentes sur la demande et les usages “non alcoholic” vont dans le même sens, en décrivant une consommation plus intentionnelle et orientée usage.

Cela remet au centre trois exigences produit: une signature organoleptique claire, une cohérence prix format occasion, une promesse simple, compréhensible en rayon ou sur une carte.



Les tendances 2026 qui pèsent sur le développement produit

- Première tendance, la segmentation entre zéro et faible alcool devient plus lisible. Le "no" répond à des situations nettes: conduite, sport, travail. Le "low" répond davantage à des contextes gastronomie et social où l’on accepte un compromis en échange d’une intensité gustative spécifique.

- Deuxième tendance, l’usage multi occasions progresse. Les formats pratiques et la facilité d’alternance pèsent davantage dans la décision que le discours militant.

- Troisième tendance, l’exigence de goût est immédiate. Le consommateur teste, compare, tranche vite. Cela favorise les marques qui investissent dans l’équilibre et la stabilité sensorielle au lieu de s’en tenir à une copie affaiblie ou "fade" d'un de leurs produits déjà existants. 



Ce que ça implique pour une marque en 2026


Dry January est un excellent moment pour recruter, mais la réussite se joue après.


Trois décisions structurantes: Positionner la gamme par usage, semaine, social, repas, sport, et pas seulement par degré d’alcool.

Travailler la répétition d’achat, goût, stabilité, cohérence prix format.

Penser industrialisation et régularité dès la R et D, constance lot à lot, tenue aromatique, maîtrise des points critiques.


Dry January 2026 confirme une chose. Le sans alcool et le faible alcool sont de moins en moins un défi ponctuel et de plus en plus une habitude modulable. Pour les marques, l’enjeu n’est plus d’être présent en janvier, mais d’être choisi en mars, en juin et en septembre.



Ce que fait B&S Tech, concrètement, dans ce contexte

B&S Tech accompagne des marques sur l’ensemble des boissons, no/low avec une logique de mise en marché réaliste. En 2025, cela s’est traduit par vingt cinq projets menés, sur des catégories différentes, avec des contraintes différentes, mais un même objectif: rendre l’alternative désirable, stable, rentable et industrialisable.

Le point clef pour 2026 est de construire une gamme qui ne dépend pas d’un seul mois. Le bon angle de développement n’est pas “faire un produit Dry January”, c’est créer une option de modération choisie qui fonctionne à l’apéritif, au repas, en événement, en semaine, et qui reste cohérente en goût et en coût.


Conclusion

Dry January 2026 confirme une bascule. Les boissons no/low deviennent un outil de consommation modulable, et donc un terrain de croissance durable pour les marques capables d’offrir une vraie expérience gustative.


Vous préparez une gamme de boissons no/low pour 2026? 

B&S Tech intervient sur le cadrage produit, les essais, la stabilisation, l’industrialisation et la mise en marché.

Pierre Alcodés